L'Autriche et les Pays-Bas, qui comprennent aujourd'hui la Belgique et les Pays-Bas, étaient historiquement étroitement liés, notamment sous le règne de la maison de Habsbourg. Cette relation a façonné le destin des deux régions pendant des siècles. Le point de contact le plus important a été établi avec l'essor de la maison de Habsbourg. Le mariage de Marie de Bourgogne et de l'archiduc Max d'Autriche (futur Max Ier, empereur du Saint-Empire romain germanique) en 1477 a été crucial. Grâce à ce mariage, les Habsbourg ont acquis le riche et stratégique héritage bourguignon, qui comprenait également les Pays-Bas. Par la suite, les Pays-Bas ont été intégrés au puissant empire des Habsbourg. L'empereur Charles Quint, qui était également roi d'Espagne, a uni les branches espagnole et autrichienne de l'héritage des Habsbourg, et son empire a inclus les Pays-Bas. À cette époque, les Pays-Bas étaient un centre économique extrêmement important, notamment le commerce et l'industrie textile. Cependant, des tensions ont commencé à surgir au XVIe siècle. La propagation de la Réforme, en particulier du calvinisme, ainsi que la forte politique catholique et les efforts de centralisation des Habsbourg d'Espagne (qui régnaient sur les Pays-Bas) ont suscité des résistances. Cela a conduit à la guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648), également connue sous le nom de révolte hollandaise. À la suite de cette guerre, les Pays-Bas ont été divisés en deux parties : les Pays-Bas du Nord : ils ont déclaré leur indépendance et ont établi la République néerlandaise (ancêtre des Pays-Bas actuels). Les Pays-Bas du Sud : ils sont restés sous la domination des Habsbourg espagnols (le territoire de la Belgique et du Luxembourg actuels) et étaient connus sous le nom de Pays-Bas hispano-allemands. Après la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714), les Pays-Bas du Sud sont passés de la branche espagnole aux Habsbourg autrichiens. Ainsi a été créé l'Empire austro-hongrois, qui est resté une partie de l'Autriche jusqu'aux guerres de la Révolution française (années 1790). Durant cette période, les provinces du sud sont restées des zones économiques importantes, bien qu'elles soient devenues concurrentes des Pays-Bas indépendants. Pendant les guerres napoléoniennes, l'ensemble des Pays-Bas est passé sous domination française. Après le Congrès de Vienne (1815), les parties sud et nord ont été temporairement réunies sous le nom de Royaume des Pays-Bas. Cependant, cette union fut de courte durée : en 1830, les provinces du Sud se révoltèrent et le Royaume de Belgique indépendant fut créé. Les Pays-Bas poursuivirent leur chemin en tant qu'État indépendant. L'histoire de l'Autriche et des Pays-Bas est inextricablement liée à l'expansion et au règne de la Maison de Habsbourg, qui détermina le développement politique, économique et culturel des deux régions pendant des siècles, jusqu'à l'ère des soulèvements et des révolutions qui menèrent finalement à la naissance des États indépendants que sont la Belgique et les Pays-Bas actuels.
Français La frappe monétaire des Pays-Bas autrichiens (Belgique) est un chapitre particulier de l'histoire de la numismatique autrichienne, qui s'est déroulée sur le territoire des Pays-Bas autrichiens au XVIIIe siècle, principalement sous les règnes de Marie-Thérèse, François Ier, Léopold II et François II. Les Pays-Bas autrichiens (Belgique) étaient sous la domination des Habsbourg d'Autriche au XVIIIe siècle. L'objectif de la frappe monétaire était de fournir une monnaie uniforme pour cette partie de l'empire, en tenant compte des besoins économiques locaux. Plusieurs types de thalers et de kreuzers à couronne ont été produits pendant cette période, généralement en argent pur à .873 : Règle Valeur Matériau Poids Diamètre Années Marie-Thérèse Pièce de 1 thaler à couronne .873 29,44 g 41 mm 1740–1780 François Ier Pièce de 1 thaler à couronne .873 29,44 g 39 mm 1745–1765 II. Français Thaler Léopold 1 couronne .87329,44 g39 mm1790–1792 Thaler François II 1/2 couronne .87314,72 g35 mm1792–1795 Thaler François II 1/4 couronne .8737,36 g30 mm1792–1797 Les pièces ont été frappées dans plusieurs ateliers monétaires autrichiens, comme celui de Hall, réputé pour sa frappe précise et détaillée. Les marques d'atelier (par exemple « F », « H », « HA ») permettent d'identifier le lieu de frappe de la pièce. Le thaler de Marie-Thérèse était si populaire qu'il a été frappé à maintes reprises pendant des siècles après sa mort, dans différents pays, souvent avec la même année : 1780.
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